Stages non payés

À cause du chômage élevé chez les jeunes travailleurs, un stage est le moyen par excellence pour eux de gagner de l’expérience et d’avoir un pied dans le marché du travail. Ces stagiaires méritent d’être payés pour leur travail.

« Méritent »? C’est un droit? Si un stagiaire est bénévole, c’est qu’il croit que le jeu en vaut la chandelle.

Je suis présentement en stage à l’Institut Cato à Washington. C’est « mal payé » (700$/mois pour cinq mois) mais je le poursuis quand même parce que ça sera un excellent ajout à mon CV. Et ce, même si je dois dormir sur un sofa, diminuer mes standards alimentaires, vivre dans un appart infesté d’insectes et marcher dans le but d’économiser de l’argent.

Crise de dette

La dernière invention de la droite canadienne: créer un problème de toute pièce ou il n’y en a pas. On favorise ainsi des provinces pour des gains politiques tout en ignorant des décennies de diminutions d’impôt promues par la droite qui a vidé les coffres du gouvernement.

L’attiude de la gauche envers les dettes publiques est typiquement keynésienne: à long terme, on est tous morts. Ce qui crée un problème de dette publique est (presque) toujours causé par une augmentation des dépenses et non une diminution des revenus.

Et « tout (ne) va (pas) très bien, Madame la Marquise », comme en fait foi les nombreuses décotes de crédit de pays industrialisés comme la France ou les ÉU, ou même de provinces comme le Québec. Une augmentation des taux d’intérêts sur les emprunts signifie une plus grosse part du budget consacré au service de la dette, bref de l’argent jeté à la fenêtre.

Paradis fiscal

Dire que l’argent de l’évasion fiscale va dans un « paradis fiscal » sous-entend qu’il part en vacances alors que c’est en fait une stratégie permanente des plus riches canadiens pour esquiver leur responsabilité de payer leur juste part d’impôts.

Que serait un déblatérage socialiste sans cette prétention idiote à l’argent des autres. C’est ce qui est sous-entendu avec l’impôt: parce que tu vis dans des frontières arbitrairement tracées, tu dois payer un tribu au gouvernement qui te protèges et te « donne » autant de « bons » services. C’est maintenant un crime de vouloir garder son propre argent mais de la compassion que de prendre l’argent des autres.

Finalement, puisque le CCPA l’oublie constamment, les riches au Canada et aux ÉU paient nettement plus que leur « juste » part d’impôts.

Fardeau fiscal

Comparativement à l’an 2000, les Canadiens paient maintenant 38 milliards de dollars de moins en impôt. Ça fait parti d’un agenda politique à long terme, sous le couvert du « soulagement » du « fardeau » fiscal, qui crée un autre fardeau: la pression qu’une diminution des impôts crée sur des services publics en diminution constante.

Suite logique du point précédent. Ça peut se résumer à « Hors de l’État, point de salut ». Les services publics/sociétés d’État ne se maintiennent que par leurs monopoles. Croyez-vous sincèrement que Hydro-Québec (avec sa gestion épouvantable de l’éolien) ou la SAQ (avec ses vins de deux à trois fois plus cher qu’aux ÉU) pourraient rester en affaire s’il y avait de la compétition autour d’eux? Ou le RTC, dont les utilisateurs paient moins du tiers du prix de leur billet?

Contribuables

Bien sûr, nous payons tous des impôts. Mais nous sommes avant tout des citoyens sociaux qui investissent en chacun et dans nos communautés. C’est le cadeau que nous nous donnons chaque fois que nous payons nos impôts. Gros calin!

« Il est difficile d’ôter les chaines aux fous qui les révèrent », disait Voltaire. Nous en avons un parfait exemple ici. Le CCPA préfèrent la sécurité du gouvernement sans choix plutôt que la liberté de choix et le risque de se tromper.

Bref, ce torchon du CCPA ne passera pas à l’histoire puisqu’il ne fait que recycler les mêmes vieilles idées obsolètes qui dénigrent le succès et applaudissent l’incompétence. Ça ne changera sans doute jamais puisque la jalousie, le moteur même des gauchistes, sera toujours présente.

Publicités