Guerre à la voiture

Les automobilistes adorent leur voiture. Mais de qualifier les demandes des cyclistes pour des voies cyclables sécuritaires et des travailleurs pour un meilleur service de transport en commun comme une « guerre à l’automobile » divise les gens inutilement. Nous voulons tous voyager du point A au point B sûrement et efficacement.

On reconnait là l’attitude gauchiste typique: mes idées sont tellement bonnes qu’elles doivent être imposées. Par ailleurs, les souhaits des cyclistes et des utilisateurs de l’autobus montre le principal problème des routes: le monopole de l’État. En pavant des routes « gratuites » et en ne permettant pas de concurrence dans le transport en commun, il crée: des autobus bondés à l’heure de pointe et vide hors de celles-ci (donc, plus polluants), des autobus pour lesquels ont doit être prêts ou sinon attendre, des routes « gratuites » paralysées par des bouchons de circulation ainsi que des infrastructures qui dépérissent à vue d’oeil à cause de longues années de négligence.

Ce problème serait tellement moindre si les routes et les autobus étaient privés. Dans le premier cas, on ne paierait qu’à l’utilisation; ainsi, si je ne veux pas payer pour le pont de la 25 à Laval, je ne le prends pas. Idem pour les autobus; sans compter qu’ils sont nettement plus efficaces au privé « malgré » l’inégalité des services.

Chefs syndicaux

Les politiciens antisyndicaux utilisent l’image des « chefs syndicaux » pour détourner l’attention de la masse de Wall Street/Bay Street (ou se trouve la Bourse de Toronro). Le vrai terme est « leader syndical ». Ils sont démocratiquement élus par leurs membres, représentant la volonté d’une majorité d’un mouvement démocratique (celui des travailleurs).

Le terme « chef syndical » me plait. Ce ne sont pas des leaders, se sont des tyrans. Au Québec particulièrement, ils gèrent des centaines de millions de dollars en cotisation qui ne sont jamais imposables (et sont déductibles d’impôt en plus) et pour lesquelles ils n’ont jamais de compte à rendre à personne. Ils peuvent étendre leurs tentacules à n’importe quelle compagnie du moment que la majorité des travailleurs ait sa carte de membre – aucun vote secret nécessaire. Et que dire des lois anti briseurs de grève, qui donnent beaucoup de lassitude aux syndiqués, particulièrement au public.

Quand à la pointe prévisible sur « les riches »: le corporatisme n’est guère mieux que le syndicalisme. Dans les deux cas, nous avons affaire à des groupes organisés dont le seul but est de s’approprier la plus grosse pointe de tarte possible même si cette dernière sera moins grosse à la longue.

Déréglementation

Utilisée souvent pour « couper dans la paperasse » ou « moderniser » les lois. Mot-code pour laisser le loup corporatiste en charge de la bergerie réglementaire.

À quoi s’attendre de plus de gauchistes, sinon de croire qu’une réglementation gouvernementale est pour le bien « du peuple »? Que ce soit avec les lois antitrust, la réglementation sanitaire ou pour les maisons, une réglementation gouvernementale n’a que pour seul but de protéger l’intérêt des politiciens, soit à cause de leurs investissement personnels, soit à cause des lobbyistes qui financent leurs campagnes électorales. De toute façon, la déréglementation, si elle existe, est complètement illusoire.

L’analogie à la fin de la définition est donc trompeuse puisque le loup est à Ottawa plutôt que sur Bay Street.

Les travailleurs pauvres

Des travailleurs pauvres dans un Canada prospère? Pourquoi ne pas régler le problème en augmentant le salaire minimum pour qu’il permette de bien vivre? Payer les travailleurs à faibles revenus un meilleur salaire est bon pour l’économie. Ils dépenses tout leurs revenus et achètent local.

Je pourrais faire une thèse de doctorat sur toutes les faussetés de cette définition. En résumé

  • Le salaire minimum a été créé explicitement pour engendrer du chômage, particulièrement chez les Noirs aux ÉU – ils étaient moins productifs et gagnaient donc de moins gros salaires. C’est logique: si une personne ne peut être assez productive pour produire au niveau du salaire minimum, elle n’est pas engagée ou congédiée. D’ailleurs, pourquoi ne pas monter le salaire à 20$ de l’heure? 50$ de l’heure? Si c’est si bon, ça réglerait tous les problèmes de pauvreté.
  • Parler du concept de « living wage » (salaire nécessaire pour se permettre les nécessités de la vie) est futile si on ne parle pas de banque centrale. En effet, depuis leur créations au Canada et aux ÉU, le dollar a perdu plus de 90% de sa valeur – un dollar vaut maintenant dix sous. Malgré les avertissements répétés des économistes (et même de Marx), les politiciens ont persisté et poussé la planche à billets à fond pour créer une richesse très temporaire.
  • Finalement, « mieux payer les pauvres » (par décret gouvernemental) n’est qu’une énième version du sophisme de la vitre cassée. Certes, « on voit » qu’un plus haut salaire permet d’acheter plus. Mais on ne « voit pas » qu’il engendre du chômage et que, à long terme, il empêche la formation de capital (ou investissement), la pièce maitresse de la croissance économique.
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