Introduction

Ce texte provient d’un essai de ma composition. Comme le prof était un fonctionnaire, j’ai dû creuser TRÈS profond pour tenter de trouver des points positifs.

Créée par le décret 570-2006, le 20 juin 2006, la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (la Commission) avait pour but de « dresser un état de situation sur les enjeux et les défis de l’agriculture et de l’agro-alimentaire québécois, d’examiner l’efficacité des politiques publiques dans différents domaines qui touchent ce secteur d’activité, d’établir un diagnostic et de formuler des recommandations sur les adaptations à faire ». La Commission, vue comme la commission Coulombe de l’agriculture (du nom de la commission sur les forêts, qui a déposé son rapport en 2004), était l’occasion idéale pour le gouvernement d’avoir l’avis d’une structure indépendante. Il s’agit de la première commission majeure sur l’agriculture depuis la commission April dans les années 60.

Plusieurs fondaient de grands espoirs sur la Commission. Les principaux regroupements d’agriculteurs espéraient ainsi une mise au point de cette « locomotive du développement rural » qu’est l’agriculture, qui permet en même temps une occupation du territoire. Ils espéraient aussi une meilleure standardisation pour la certification biologique (bio) de même qu’un meilleur soutien dans ce domaine en expansion.

La Commission a déposé son rapport le 31 janvier 2008, dans les délais requis. À l’exception du questionnement du monopole syndical de l’UPA, le rapport a été bien accueilli par les acteurs du milieu. Toutefois, en lisant attentivement ledit rapport, force est de constater que la montagne a accouché d’une souris. Bien que la plupart des recommandations n’apporteront rien pour vraiment revigorer l’agriculture, certaines permettront néanmoins de corriger des lacunes.

Les bonnes recommandations

La composition de la Financière agricole (FA)

Parmi celles-ci se retrouve l’assujettissement de la FA à la Loi sur la gouvernance des sociétés d’État. L’Assemblée nationale (AN) a été saisie de ce projet de loi (no. 81) le 14 mai 2008, et il a été adopté à l’unanimité le 11 juin suivant. Cette unanimité s’est reflétée en commission parlementaire le 4 juin; le seul objet de débat fut le nombre de membres à inclure au conseil d’administration de la FA. Il est finalement passe de 13 à 15, avec une majorité des membres (huit) considérés indépendants par le gouvernement; l’UPA conserve le tiers des nominations, dans le respect de la Loi sur la gouvernance.

Si tant une FA publique est jugée essentielle, alors l’assujettir à la gouvernance des sociétés d’État est une chose naturelle à faire. Avec toute la magouille qui sort quotidiennement de la commission Charbonneau, il est essentiel que le gouvernement prêche par l’exemple et dote ses organismes de structures administratives majoritairement exemptes de possibles conflits d’intérêts. Et si un tel conflit devait surgir, l’administrateur a le devoir de l’annoncer par écrit.

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