Société

En plus de faire preuve d’altruisme fiscal et économique, le gouvernement du Québec fait également preuve d’altruisme social, avec une foule de lois et règlements qui violent nos libertés et limitent nos choix. En tête de liste vient la loi 101, dont le but implicite est de ghettoïser l’anglais afin de « protéger » le français de cette langue « étrangère ». Mais si le français est si vigoureux et important pour « les Québécois », pourquoi diable doit-il être autant protégé?

Peu importe. La langue passe avant la compétence pour le PQ, alors il est normal que « nous » sacrifions ceux qui refusent de parler « notre » langue. (Petite parenthèse : les péquistes et autres… fanatiques du français agissent encore comme si les Anglais nous dirigeaient après la Conquête. Ils semble vouloir revenir à l’époque de la Nouvelle-France, celle où les Autochtones se sont complètement assimilés à une langue et une culture étrangères. Mais ça, ils n’en parlent jamais). Il est donc justifié de trainer un propriétaire de dépanneur dans la boue sur la place publique parce qu’il parle la langue étrangère, de harceler (avec la coercition gouvernementale, qui augmente) des commerçants dont les affiches laissent trop paraître la langue étrangère, d’exiger que les entreprises fonctionnent en français, n’eussent-elles que 10 employés, de vandaliser des propriétés publiques7 et privées qui affichent en anglais et d’exiger qu’un ordre professionnel ne donne un permis de travail qu’à une personne ayant une connaissance appropriée du français(article 35) , laissant le champ libre pour discriminer ou même congédier les « fautifs », fussent-ils compétents.

Toujours dans le domaine identitaire, le gouvernement se permet un grand altruisme dans le domaine culturel, en subventionnant plusieurs activités (théâtre, chanson, spectacle). En fait, il est tellement altruiste qu’il est incapable de comprendre pourquoi les gens ne consomment pas leur culture. Ne serait-ce pas parce que les gens ne l’aiment pas? Si des artistes comme Céline Dion, Guy Laliberté ou Leonard Cohen on eu des carrières aussi prolifiques, même s’ils ont reçu des subventions, c’est parce que leur art plaisait à suffisamment de personnes pour justifier la continuation de leur carrière. Si un acteur ou un joueur dans un orchestre symphonique aime tellement son art qu’il est prêt à vivre du maigre salaire qu’il reçoit, grand bien lui en fasse. Mais s’il n’en est pas satisfait, qu’il change de travail; je ne veux pas servir d’agneau sacrificiel pour des gens qui pratiquent un métier qui ne satisfait pas leurs besoins de base (ou les besoins des autres). Faire payer les gens pour les choses auxquelles ils ne croient pas est de la tyrannie, disait Jefferson. J’ajouterais même plus que ce qui ne peut pas vivre sans État ne mérite pas de vivre.

Pour faire suite à la catégorie « utiliser l’argent d’autrui pour d’autres fins », on ne peut passer sous silence la panoplie de programmes sociaux offerts au Québec, payés naturellement par vol légalisé. Que ce soit l’assurance parentale, les garderies ou l’assurance médicament, le gouvernement s’est immiscé dans la vie des gens afin d’influencer leurs choix. En effet, avant la mise en place des programmes, ont n’entendaient pas parler qu’il manquait de place en garderie, ni de médicaments, mettant ainsi en péril des opérations, ni de fonds à une caisse qui accumulerait jusqu’à 600M $ de déficit d’ici 2018, « nécessitant » une hausse des cotisations. Tout cela s’explique par un simple jeu d’offre et de demande : quand le prix de quelque chose est en-dessous de son cout réel, il y a surconsommation, et éventuellement pénurie. Tant que le gouvernement maintient les prix sous contrôle, il n’aura « pas le choix » d’utiliser l’argent des autres pour palier les pénuries qu’il a créées. Toutefois, comme disait Margaret Thatcher, l’argent des autres finit par manquer…

Comme vous l’avez constaté, le modèle québécois fonctionne très bien. Chaque « riche », personne qui gagne plus de 100k $, est vu comme un agneau sacrificiel potentiel de qui ont doit extraire le plus d’argent possible. Par contre, il y a une question qu’on doit se poser : veut-on du modèle québécois? Veut-on que le gouvernement continue de sacrifier les compétents au travers des impôts afin d’aider les incompétents (subventions et prix plancher), créer des pénuries (prix plafond) et changer indûment le comportement des gens (programmes sociaux)? Veut-on d’un modèle qui dénigre la richesse et applaudit le sacrifice que l’on fait de celle-ci? Qui tue l’entrepreneuriat dans l’œuf avec une réglementation étouffante qui n’avantage que les entreprises établies qui peinent à se réformer? Qui crée des grands sommets qui accepte tout le monde sauf le contribuable, qui paie la note en bout de ligne?

Bref, veut-on qu’un John Galt se lève et arrête le moteur du monde? Déjà, plusieurs d’entre eux, dont certains très connus, sont partis afin de ne plus avoir à se faire extorquer autant d’argent. D’autres suivront, même s’ils ne sont pas très connus; ainsi, on ne « verra pas » toutes les entreprises, les œuvres qui auraient pu être créées ou les idées qui auraient pu émerger.

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