Fausse note environnementale

Considérant l’ignorance crasse du PQ en économie, il n’est pas surprenant de voir la même ignorance du côté environnemental. En effet, un gouvernement péquiste se donne comme mission de respecter le Protocole de Kyoto en réduisant les gaz à effet de serre, même si les prévisions climatiques du GIEC ont, depuis longtemps, été discréditée. Non seulement ça, mais l’influence sur le climat planétaire – si tous les pays signataires respectaient les clauses – serait absolument nul parce que les pays émergents (Russie, Chine, Inde) ne pas PAS liés au protocole, et peuvent donc construire des usines au charbon comme bon leur semble. Un gouvernement péquiste investirait aussi massivement dans le transport en commun et l’électrification des transports, comme si notre troupeau d’éléphants blancs n’était pas déjà assez nombreux.

L’ignorance se manifeste également dans la volonté de protéger les milieux humides. Ne vous méprenez pas : je suis conscient de leur importance. Mais si on veut les protéger, le mieux est de les privatiser. C’est ainsi qu’on a pu sauver le rhinocéros blanc et l’oryx algazelle.

Folie des grandeurs économique

Le PQ n’est pas en reste quand vient le temps d’étaler son ignorance économique. Voilà maintenant qu’il veut relancer le secteur manufacturier en l’appuyant. Si le PQ veut vraiment aider le secteur manufacturier, qu’il attaque les principaux responsables de sa chute : les syndicats. En effet, les secteurs syndiqués ont été plus touchés par les licenciements. Preuve que les syndicats nuisent : l’Alberta a le plus faible taux dans le secteur manufacturier, et ce dernier est en pleine expansion.

Et comme si les scandales financiers passés n’étaient pas assez, le PQ voudrait forcer la Caisse de dépôts et de placements à investir davantage au Québec pour notamment contrer la délocalisation d’emplois. On ouvre ainsi la porte pour une nouvelle Gaspésia. Cela risque aussi de se produire avec cette volonté de créer des fonds régionaux pour « diversifier » les économies régionales et locales. En d’autres termes, on veut pousser la logique mercantiliste à l’intérieur même des frontières québécoise. Si une économie est peu diversifiée (peu importe ce que ça veut dire) et qu’elle se concentre seulement sur quelques industries, c’est parce que c’est plus avantageux ainsi. Si le gouvernement s’immisce dans le procédé, alors on affaiblit la division du travail et ouvre la porte à la corruption.

Il est donc paradoxal pour le PQ de vouloir à la fois augmenter l’aide de l’État pour l’économie et vouloir plaider pour une réduction de la bureaucratie, et surtout de la taille du ministère de l’Éducation. Considérant la très grande proximité du PQ avec les syndicats, ces derniers, s’ils ne font pas reculer Marois, risque de s’allier avec Québec solidaire, et elle ne veut pas ça. Elle fera donc comme Jean Charest en 2003 et rentrera dans le rang (vers 6:50). Elle le fait déjà dans le programme en promettant de redonner à la fonction publique « son expertise et son haut niveau de compétence. » Quelle compétence? Ils sont les moins productifs du pays.