Le pot : économie

Pour continuer sur le sujet de l’économie, les « liberals » s’enorgueillissent des lois antitrust, du « bailout » du secteur automobile, TARP (le « bailout » du secteur bancaire) de même que le transport en commun.

Pour qui connait le moindrement l’économie, il n’y a pas de quoi s’enorgueillir de quoi que ce soit. Toutes ces « réussites » sont des interférences nuisibles au bon fonctionnement de l’économie. Les lois antitrust en sont probablement le meilleur exemple. En effet, la base même de ces lois est complètement fausse. Ce qui a amené c’est loi, c’est la jalousie et non l’efficience. C’est le gouvernement qui décide maintenant si une compagnie baisse « trop » ses prix et dérange le marché. On empêche ainsi le marché (et donc les consommateurs) de décider le prix à payer et qui offrira tel produit. Car si une compagnie devient grosse sans protection du gouvernement, c’est qu’elle est la plus efficace, comme l’a avoué la Cour suprême lors du procès de Standard Oil.

Le sauvetage financier des secteurs automobile et bancaire (TARP) a été tout aussi nuisible pour l’économie. Dans le premier cas, on a refusé de reconnaître la gifle de la main invisible du marché, qui a puni GM est Chrysler pour leurs choix discutables et qui a récompensé notamment Toyota, qui est maintenant première au chapitre des ventres sur la planète.

Tout comme le secteur de l’acier, le secteur de l’automobile a toujours joui d’une forte protection de la part du gouvernement aux ÉU. En plus de couter très cher par emploi, « sauvegardé », ces tarifs douaniers ont plus d’inconvénients que d’avantages. L’augmentation de prix qu’ils causent – à cause de la diminution de l’offre – diminue la consommation intérieure et cause donc un appauvrissement de la société. Aussi, ils causent en quelque sorte un « ramollissement » des producteurs protégés. En effet, étant blindés de la concurrence étrangères, ceux-ci se soucient peu si leurs couts de production sont les meilleurs. C’est ce qui a joué un tour à GM et à Chrysler; déjà en 2007, ils faisaient moins de profit par véhicule vendu que Toyota, sans compter les énormes couts reliés aux contrats de travail.

Quant aux banques, leur sort n’est que la suite logique d’une très longue intervention qui a commencé dans les premiers temps du pays. Après 1837, le président Jackson a décidé de ne pas renouveler la charte de la Second Bank of the United States, une espèce de banque centrale primitive. Dès lors, les banques ouvraient suite à l’obtention d’une charte étatique. Malheureusement, plusieurs États aux finances douteuses ont truqué les banques en les faisant acheter des obligations surévaluées en échange de billets de banque. Les banques avaient ainsi plus de billets que de réserves. Dans un système bancaire réellement libre, ça ne serait pas arrivé puisqu’un gérant de banque sain d’esprit ne prendrait pas le risque d’émettre plus de billets qu’il n’a de réserves d’or et d’argent10.

Mais ce système n’est rien comparé à celui qui gouverne les ÉU depuis la création de la Federal Reserve (la Fed, la banque centrale) depuis 1913. L’émission de billets par les banques privées a été arrêté, laissant le monopole à la Fed. Jumelé à une diminution substantielle des réserves obligatoires, le monopole d’émission de billets de la Fed est sans doute le plus grand responsable de l’inflation que nous connaissons depuis 100 ans. D’autres mesures gouvernementales, dont la Fderal Deposit Insurance Corporation, ont augmenté encore plus l’instabilité du secteur bancaire en assurant que, peu importe ce qui se passe, le gouvernement allait rembourser un certain montant des épargnes perdues lors d’une faillite bancaire. Cela s’est reflété dans le comportement des banques : au milieu des années 80, suite à la faillite du secteur des banques d’épargne et de prêts (S&L), on s’est rendu compte que leurs réserves atteignaient… 0,2 % des dépôts – la Fed recommandait 1,5 %12. Finalement, on ne peut passer sous silence la crise bancaire de 2008, fortement influencée par les « liberals » et leur insistance pour faciliter l’accès à la propriété. Le gouvernement leur a été d’un grand secours, notamment en forçant les banques à prêter à n’importe qui, quitte à les mettre à l’amende même en toute conscience des risques encourus, en nationalisant les hypothèques à risque créées dans tout ce chaos, etc. D’ailleurs, ces comportements étaient tellement évident que les économistes d’allégeance autrichienne ont vu venir cette crise dès 2003; Ron Paul aussi a vu venir cette crise.

Enfin, pour conclure le pot en économie, parlons maintenant du transport en commun. C’est le chouchou des « liberals », et plus particulièrement des environnementalistes, quand vient le temps de parle de développement « durable » (lire : avec intervention de l’État). Bien que je lui reconnaisse une utilité, sa glorification est totalement injustifiée. En effet, à moins de vivre dans un endroit central où se trouvent les épiceries, les écoles et les terrains de jeux (si on a des enfants) et les magasins, une voiture est absolument nécessaire. Pendant un certain temps, j’ai essayé de faire mon épicerie en autobus. Ce n’était pas à l’heure de pointe, alors j’avais de la place. Par contre, mon temps était limité si je voulais attraper ledit autobus (en soirée), sans compter que je devais parfois marcher jusqu’à un kilomètre pour retourner chez moi. C’est un miracle que mes épaules soient encore intactes.

Pour en revenir aux autobus, il faut mentionner qu’ils ne sont pas si écologiques hors des heures de pointes, c’est-à-dire la majorité de la journée (à l’exception, peut-être, des parcours Métrobus 800-801 à Québec). Aussi, leur gestion étatique est fortement inefficace, comparativement au privé. En bout de ligne, c’est le contribuable qui paie la plupart de la facture.

10Avant les années 30, le système monétaire fonctionnait selon l’étalon-or : chaque billet de banque, chaque pièce de monnaie avait son équivalent en or (ou plus rarement, en argent) dans les voutes d’une banque.

12ROTHBARD, Murray, The Case for a 100% Gold Dollar, Auburn, Alabama, 2005, p.4

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